Opiorphine : Une molécule active à la fois contre la douleur

« Opiorphine » est un nom à retenir. C’est celui d’un messager hormonal naturellement sécrété chez l’homme, découvert à l’Institut Pasteur en 2006 et qui possède simultanément deux propriétés fort intéressantes, démontrées pour l’instant chez l’animal : la molécule est aussi puissante que la morphine, avec des effets secondaires bien moindres, et elle a la même efficacité qu’un antidépresseur connu, l’imipramine, mais sans ses effets secondaires. Douleur et dépression étant souvent liées, les scientifiques ont l’espoir de pouvoir élaborer sur la base de cette molécule un médicament qui pourrait traiter ces deux problèmes à la fois.

Les chercheurs de l’unité de biochimie structurale et cellulaire (Institut Pasteur/CNRS) dirigée par Catherine Rougeot ont progressivement caractérisé le pouvoir antidouleur et antidépresseur de la molécule. En collaboration avec une équipe du centre de recherche en neuropsychopharmacologie ETAP-éthologie appliquée (Vandoeuvre-lès-Nancy) ils ont notamment mesuré ses effets chez l’animal. Ils viennent de publier leurs résultats dans le Journal of Physiology and Pharmacology.

Financement

Ils ont ainsi montré que l’opiorphine a, pour les mêmes doses, un pouvoir analgésique aussi puissant que celui de la morphine, que la douleur soit d’origine thermique ou mécanique, qu’elle soit aiguë ou chronique. Et sans entraîner d’accoutumance (qui oblige à augmenter progressivement les doses) ni de constipation. Côté antidépresseur, la molécule est très active, sans provoquer d’hyper-excitation, sans effet sédatif ou néfaste sur la mémoire à long terme.

Les chercheurs tentent à présent d’optimiser l’opiorphine de synthèse qu’ils ont produite pour la rendre plus stable, de manière à augmenter sa disponibilité dans l’organisme et sa durée d’action. C’est seulement après ces étapes que les premiers essais pourront être envisagés chez l’homme pour évaluer le potentiel thérapeutique de l’opiorphine ou de son dérivé synthétique. Le développement préclinique d’un tel médicament devrait pouvoir débuter dès janvier 2011, selon Catherine Rougeot. Reste à trouver son financement…

Le Point – 02/09/2010

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