Fibromyalgie traitée différemment suivant les régions – France

Voici un article trouvé sur le net. Cela prouve à quel point la fibromyalgie est encore méconnue, surtout par les autorités. Il est temps de faire quelque chose.

Fibromyalgique de l’Aisne, fibromyalgique de Seine-et-Marne Même maladie, traitement différent de la Sécu

Publié le samedi 05 février 2011 à 11H00

Linda Duval (photo d'archives) livre  un combat qui l'épuise. Catherine Bouvet, atteinte de la même maladie,  ne comprend pas la différence de traitement de la Sécu, d'un département  à l'autre.

Linda Duval (photo d’archives) livre un combat qui l’épuise. Catherine Bouvet, atteinte de la même maladie, ne comprend pas la différence de traitement de la Sécu, d’un département à l’autre.

DEUX heures de route les séparent. Linda Duval habite dans l’Aisne, à Oulchy-la-Ville. Catherine Bouvet vit près de Fontainebleau, en Seine-et-Marne. Elles vivent le même quotidien de malades atteintes de fibromyalgie. Une affection qui engendre de profondes douleurs, des fatigues inépuisables, des pertes de mémoire et des fléchissements de la concentration, de la dépression…
Seulement, la première est en guerre contre la CPAM de l’Aisne qui a estimé, en juillet dernier, qu’elle pouvait reprendre son activité professionnelle de préparatrice en pharmacie. Elle a donc cessé de lui verser ses indemnités journalières alors qu’elle était en arrêt maladie (l’union du 23 janvier). Sa fibromyalgie a pourtant été diagnostiquée par un neurologue rémois et la dame est suivie par le centre antidouleur de Reims. La situation de l’Axonaise est inacceptable pour la Seine-et-Marnaise. Et pour cause.
« Je vais être obligée de me battre »
« J’ai aussi vu le médecin-conseil de la CPAM de mon département qui a reconnu tout de suite ma maladie. Je ne comprends pas que, d’un département à l’autre, il y ait une telle différence de traitement. Qu’est-ce que c’est que cette injustice ? », interroge-t-elle, « nos droits ne sont-ils pas partout les mêmes ? »
Solidaire de Linda Duval, Catherine Bouvet s’inquiète également de son prochain déménagement dans le Soissonnais, à Celles-sur-Aisne : « Je me dis que je vais être obligée de me battre ». Pour autant, l’assistante maternelle en arrêt maladie depuis un an insiste : « Je ne baisserai pas les bras ».
Elle s’y prépare. Elle a raison car le discours de Carole Robert, la présidente de l’association Fibromyalgie France est sans appel : « Il y a des différences régionales évidentes. Nous avions soulevé le problème le 24 mai 2006 à Xavier Bertrand, ministre de la Santé. Il nous avait promis un guide de procédure à destination des médecins conseils ». Guide que cette « présidente d’association en colère » attend toujours. « Et nous ne l’aurons pas, ça vient d’être confirmé. Il n’y a pas de volonté politique. On se sent extrêmement oubliés ».
« Dans des cases »
C’est un fait, pour Christophe Lagadec, directeur de la CPAM de l’Aisne, « la fibromyalgie est une maladie qui n’est pas encore suffisamment codifiée et qui se matérialise par des affections ou des symptômes différents d’une personne à l’autre ». Ceci explique certainement cela : « Les symptômes de la seconde dame ont peut-être pu être mieux ciblés que chez la première. Les arguments de cette dernière ont été entendus mais pas retenus par le médecin-conseil ».
Pour autant, le directeur de la CPAM axonaise ne nie pas l’existence de la maladie : « Avoir une maladie qui ne rentre pas dans des cases prédéfinies ne veut pas dire que vous ne souffrez pas. » Dans le cas de la fibromyalgie, sans guide de procédure, les cases n’existent même pas.
L’avantage : le médecin-conseil est libre d’apprécier chaque cas qui se présente à lui. L’inconvénient : « Il peut y avoir des incohérences ». Christophe Lagadec rassure sur un point non négligeable : « Les médecins ne sont pas placés sous mon autorité hiérarchique. Je ne peux pas leur dire : je ne veux pas de fibromyalgie dans l’Aisne. Il n’y a pas de volonté dans le département de l’Aisne de ne pas reconnaître cette maladie ».
Et donc de la caisse de faire des économies sur les indemnités journalières. C’est déjà ça.

Ludivine BLEUZÉ

l’Union
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